5e dimanche du Carême – VOUS VIVREZ

5e dimanche du Carême – VOUS VIVREZ !

Bonjour ! Nous avançons à grands pas dans cette marche vers la fête de Pâques, ce matin de tous les possibles. Ce dimanche, les textes nous placent devant la vie et la mort. Ézékiel (37, 12-14) dit : « Je vais ouvrir vos tombeaux, je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez. » Paul (Romains 8, 8-11) nous rappelle que nous sommes dans la mouvance de l’Esprit, un Esprit qui appelle à la vie, ici-bas et au-delà de notre parcours sur terre. Il faut prendre le temps de lire le texte de l’évangéliste Jean (11, 1-45). Lazare, le grand ami de Jésus, est mort. On suit la marche de Jésus vers les sœurs de Lazare, tout le village l’accompagnant. Les émotions sont à fleur de peau. Le mort était aimé. La finale est bien connue. « Lazare, viens dehors. Déliez-le et laissez-le aller! »

Il est fascinant de trouver à travers la Bible tous ces appels à vivre. « Choisis la vie et tu vivras ! » (Deutéronome 30,19), on peut déjà lire au commencement de l’Ancien Testament. Soyons honnêtes ! Devant tout ce qui détruit le monde actuellement, devant cette angoisse grandissante, devant la pauvreté qui s’accentue, que choisissons-nous ? La vie ? La résignation ? L’aveuglement ? Si nous sommes des porteurs de la Parole à la suite du Christ, nous les suivants-le-Ressuscité, oserons-nous une parole autre, des gestes nouveaux, des attitudes libératrices ? Dieu le redit dans nos mots : sortez de vos tombeaux. Déliez-le !

Jésus a passé sa vie à éveiller à la vie. À la femme adultère, il a dit : « Je ne te condamne pas. Va. » Au paralytique, « Prends ton grabat et marche. » À l’aveugle, « Tes péchés sont pardonnés, va. » Et ainsi de suite.

En cette semaine, prenons le temps de nommer les tombeaux qui nous empêchent de vivre heureux. Arrêtons-nous à ce qu’il nous faut délier, comme les mains et les pieds de Lazare, pour retrouver une confiance sereine en demain et susciter des lieux de joyeuse fraternité en tout respect et pleins de tendresse. Oui, aidons les Lazare de ce monde à sortir au grand air, à se relever, à vivre debout en toute espérance, une espérance têtue, une espérance qui nous permet d’affirmer, même de crier, que ce monde vivra, que les puissants n’auront pas le dernier mot. Osons donc encore et encore la vie ! Dans notre vie de tous les jours, dans nos relations, dans nos lieux d’étude et de travail, avec les nôtres et avec les autres inconnus. Partout, soyons des acteurs de résurrection, cette action qui permet à tous de renaître à la vie heureuse.

Bonne marche ! Faites signe à d’autres ! Marcher seul est bien, mais marcher ensemble est encore mieux. Vous vivrez devient une conviction profonde.

Jean-Marc St-Jacques, c.s.v. Responsable général

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