58e anniversaire du SPV – Plus que jamais… En tout fraternité, VIVONS DEBOUT !

Un temps de mémoire…

19 janvier 1964…
    Une intuition… Un éducateur… Des jeunes…
    Un souffle de l’Esprit…

Nous devons nous aimer dans ce que nous sommes. Il nous faut assez nous aimer pour être plus en mesure de donner davantage aux autres.  Un amour créateur, un amour en ce que nous sommes enfin de pouvoir le transmettre aux autres.  Nous nous devons d’être témoins de cet amour entre les hommes et les femmes.  Vivons de cette vie bien évangélique.

– Léandre Dugal, c.s.v., 18 août 1984

 

Prions

Seigneur, Dieu de tendresse, soutiens ce que nous sommes et ce que nous voulons réaliser au service de la vie, aujourd’hui, comme hier, et demain encore. Nous te le demandons à toi qui est Père créateur, Fils miséricorde et Esprit bien vivant.

AMEN.

 

Une Parole qui appelle

Dans son encyclique, Fratelli Tutti, le pape François « forme le vœu qu’en cette époque que nous traversons, en reconnaissant la dignité de chaque personne humaine, nous puissions tous ensemble faire renaître un désir universel d’humanité. Tous ensemble :  « Voici un très beau secret pour rêver et faire de notre vie une belle aventure. Personne ne peut affronter la vie de manière isolée. (…)  Nous avons besoin d’une communauté qui nous soutient, qui nous aide et dans laquelle nous nous aidons mutuellement à regarder de l’avant.  Comme c’est important de rêver ensemble ! » (8) 

 

Actes des Apôtres 2,42-47

Ils étaient assidus à l’enseignement des Apôtres et à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières. La crainte de Dieu était dans tous les cœurs à la vue des nombreux prodiges et signes accomplis par les Apôtres. Tous les croyants vivaient ensemble, et ils avaient tout en commun ; ils vendaient leurs biens et leurs possessions, et ils en partageaient le produit entre tous en fonction des besoins de chacun. Chaque jour, d’un même cœur, ils fréquentaient assidûment le Temple, ils rompaient le pain dans les maisons, ils prenaient leurs repas avec allégresse et simplicité de cœur ; ils louaient Dieu et avaient la faveur du peuple tout entier. Chaque jour, le Seigneur leur adjoignait ceux qui allaient être sauvés.

 

 

L’essentiel, c’est la mentalité qui doit nous animer, qui doit nous pénétrer, qui doit meubler continuellement tous nos faits et gestes, toutes nos paroles.  Alors, on a une parole libérée.  Quand je parle de parole libérée, ce n’est pas seulement de la Parole de Dieu. C’est ma parole à moi, ce que j’ai à annoncer de « Bonne Nouvelle » aux autres à travers la Parole, mais aussi à travers cette Parole qui se transforme dans des gestes, de l’expression, du rayonnement, du dynamisme, de la vie… Ce qui importe, c’est tout cela.  C’est de voir le rayonnement et la transparence des jeunes et de ce que nous sommes avec eux.

– Léandre Dugal, c.s.v., 16 août 1986

 

Une fraternité qui se vit…

Comment se vit la fraternité dans nos milieux actuellement ?

À quoi aspirons-nous pour nous et notre monde ?

Quels pas oserons-nous faire pour vivre davantage une fraternité ouverte sur le monde ?

 

Une prière qui s’ouvre sur le monde…

En ce jour de fête, soyons en communion avec tous les membres et ami.e.s du SPV d’ici et d’ailleurs.

Burkina Faso

Prions pour le peuple burkinabé.

Qu’il trouve les voies de l’unité dans le respect des différences. Soutenons les équipes qui vivent debout et se préoccupent du sort des déplacés.

 

Cameroun

Prions pour le peuple camerounais.

Qu’il choisisse toujours les voies de la rencontre dans la reconnaissance
de la richesse de la diversité. Soutenons les équipes SPV qui
choisissent de vivre la simplicité au fil des jours.

 

Côte d’Ivoire

Prions pour le peuple ivoirien.

Que les communautés de préparation à la vie continuent de porter un témoignage de respect et de communion dans l’accueil des différences et la recherche d’une paix durable.

 

Haïti

Prions pour le peuple haïtien.

Qu’il retrouve la voie de sa dignité en pouvant compter sur des institutions respectueuses des droits de la personne.  Soutenons les équipes SPV qui osent encore proposer des lieux de fraternité dans la fête, la joie, la reconnaissance et la recherche de la justice.

 

Madagascar

Prions pour le peuple malgache.

Qu’il puisse mettre en place des alternatives garantissant du pain et de l’eau pour tous les habitants de cette grande île.  Soutenons les équipes SPV qui proposent des lieux de vie heureuse et de formation à la vie debout. Ayons une pensée toute spéciale pour l’équipe du Centre Meva-Léandre Dugal.

 

Pérou

Prions pour le peuple péruvien.

Qu’il puisse reprendre pied dans ce contexte de la pandémie qui a laissé près de 100 000 jeunes orphelins !  Que le SPV continue sa recherche d’une justice qui libère la vie et permette à tous-toutes de vivre dans l’espérance d’un monde meilleur.

 

République démocratique du Congo

Prions pour le peuple congolais.

Qu’il réussisse à se donner des dirigeants respectueux de ce à quoi le peuple aspire.  Soutenons le petit noyau SPV qui tient le fort en ces temps plus difficile.

 

Togo

Prions pour le peuple togolais.

Qu’il arrive à mettre en place des conditions assurant la sécurité de toutes et tous.  Soutenons les équipes SPV qui mettent en place des projets de réinsertion de jeunes laissés à eux-mêmes.

 

Québec

Prions pour le peuple québécois.

Qu’il ne perde jamais de vue ce souci de protéger la planète et d’assurer des conditions de vie décente à tous.  Prions pour les petites cellules SPV qui proposent la joie, la confiance en demain et l’espérance d’une transformation vraie.

 

Notre Père…

Et redisons-nous qu’une simple pensée d’amour est un premier pas vers un monde de justice, de paix, de tendresse.

Bonne fête !  Vivons debout ! Osons la vie ! Aimons la vie !

 

 

Vous pouvez également télécharger la présentation PowerPoint partagée durant le moment de célébration.

19 janvier 2022 : 58 ans de VIVONS DEBOUT !

Déjà 58 ans que cette petite semence du SPV a été jetée en terre ! Depuis, elle fleurit là où des jeunes, des femmes et des hommes sont prêts à bêcher la terre de la fraternité. Jour après jour, nous croisons de ces personnes qui arrosent la communion de tendresse, de justice et de paix. L’idéal premier (Actes des Apôtres 2,42-47) soulève encore l’enthousiasme de ces défenseurs de la dignité humaine, de la liberté et de la solidarité.

En ce 19 janvier, posons, là où nous sommes, des gestes de fraternité solidaire. Osons des paroles d’espérance ! Notre monde en a tant besoin. Une espérance qui se fait active en continuant à créer des espaces de respect, des lieux de partage, des projets de libération de la vie.  En ce 19 janvier, célébrons la vie ! Aimons la vie ! Servons la vie !
Bon 58e aux membres et ami.e.s du SPV !

Jean-Marc St-Jacques, c.s.v.
Responsable général

Le mercredi 19 janvier de 19 h 30 à 20 h 30 (heure de Montréal) se tiendra un temps de réflexion et de partage à l’occasion de cette journée de la fraternité. Si vous voulez recevoir le lien, envoyez votre courriel ou What’s app à : info@spvgeneral.org.  Merci de le faire avant mercredi matin. Le lien Zoom sera envoyé vers 19 h.

Une grande communion

Le mois de décembre a été marqué par des départs en lien avec des membres du SPV et des Camps de l’Avenir (lac Ouimet).  Nous assurons toutes ces personnes, les membres de leur famille respective et leurs amis de nos meilleures pensées et de nos prières.

  • Le 23 décembre est décédé tragiquement à l’âge de 33 ans M. Charles-Olivier Boucher-Savard. Il était le fils de Roger Savard et de Andrée Boucher. Il était le frère de André-Pierre.  Ce sont tous de grands donateurs du SPV par la vente de billets de tirage.
  • Le 30 décembre est décédée Mme Aline Rioux à l’âge de 63 ans.  Elle était la maman de Jonathan, époux de Anik Godard, et la grand-maman de Marie et Jeanne Leboeuf, tous des Camps et du SPV.
  • Le 31 décembre est décédée à l’âge de 80 ans Mme Marcelle Tremblay-Desjardins. Elle était la maman de Luc, le mari d’Annie Perreault, et le grand-papa d’Antoine, Marika et Xavier.
  • À la fin décembre, décédait M. Philippe Decelles, le frère de Cécile, tante de Lorraine Decelles.  Ce sont des amis des camps.
  • Le 1er janvier décédait Mme Paulette Ahou Kouassi, sœur du F. Barthélemy Kouassi, c.s.v., membre du SPV du Pérou.
  • Le 19 décembre, à l’âge de 97 ans, décédait le F. Maurice Quesnel, c.s.v.  Il a été de l’équipe des Camps de l’Avenir pendant plusieurs années et un généreux donateur du SPV.

Un partage apprécié en RD Congo

Ulrich Nzau, responsable national, écrit : « Le SPV RD Congo s’efforce de répondre à l’appel de former une communauté de vie à la couleur de celle des premiers chrétiens. Comme il est  dans la tradition à chaque fin d’année, on partage avec ceux qui nous entourent quelques denrées alimentaires, de quoi se mettre sous la dent . Cette activité est organisée avec l’équipe « Enfant du même père ».  Vous trouverez ci-joint quelques photos avec les enfants et les aînés. »

Dialogue entre générations, éducation et travail : des outils pour construire une paix durable

Message du pape François pour le 1er de l’An

1. Comme ils sont beaux, sur les montagnes, les pas du messager qui annonce la paix » (Is 52, 7)
Ces paroles du prophète Isaïe expriment la consolation, le soupir de relâchement d’un peuple exilé, épuisé par la violence et les services, exposé à l’indignité et à la mort. Le prophète Baruch s’interrogeait : « Pourquoi donc, Israël, pourquoi es-tu exilé chez tes ennemis, vieillissant sur une terre étrangère, souillé par le contact des cadavres, inscrit parmi les habitants du séjour des morts ? » (3, 10-11). Pour ces gens, l’avènement du messager de paix signifiait l’espérance d’une renaissance sur les décombres de l’histoire, le début d’un avenir radieux.

Aujourd’hui encore, le chemin de la paix, que saint Paul VI a appelé du nouveau nom de développement intégral, [1] reste malheureusement éloigné de la réalité de beaucoup d’hommes et de femmes et, par conséquent, de la famille humaine, désormais complètement interconnectée. Malgré les multiples efforts visant à un dialogue constructif entre les nations, le bruit assourdissant des guerres et des conflits s’amplifie, tandis que des maladies aux proportions pandémiques progressent, que les effets du changement climatique et de la dégradation de l’environnement, que le drame de la faim et de la soif s’aggrave et qu’un modèle économique basé sur l’individualisme plutôt que sur le partage solidaire continue de dominer. Aujourd’hui encore, comme au temps des anciens prophètes, la clameur des pauvres et de la terre [2] ne cesse de s’élever pour implorer justice et paix.

À chaque époque, la paix est à la fois un don du ciel et le fruit d’un engagement commun. Il y a, effet, une « architecture de la paix, dans laquelle ont été détectées les différentes institutions de la société et il y a un « artisanat » de la paix qui implique chacun de nous personnellement. [3] Chacun peut gérer à la construction d’un monde plus pacifique : à partir de son propre cœur et des relations au sein de la famille, dans la société et avec l’environnement, jusqu’aux relations entre les peuples et entre les États-Unis.
Je voudrais proposer ici trois voies pour construire une paix durable. Tout d’abord, le dialogue entre les générations comme base pour la réalisation de projets communs. Deuxièmement, l’éducation en tant que facteur de liberté, de responsabilité et de développement. Enfin, le travail pour une pleine réalisation de la dignité humaine. Ces trois éléments sont essentiels pour « l’élaboration d’un pacte social », [4] sans lequel tout projet de paix est incohérent.

2. Dialoguer entre les personnes pour construire la paix
Dans un monde toujours en proie à la pandémie qui a causé tant de maux, « certains essaient de fuir la réalité en se réfugiant dans leurs mondes à eux, d’autres l’affrontent en se servant de la violence destructrice. Cependant, entre l’indifférence égoïste et la protestation violente, une option est toujours possible : le dialogue. Le dialogue entre les générations ». [5]

Tout dialogue sincère, même s’il n’est pas ignoré d’une dialectique juste et positive, requiert toujours une confiance fondamentale entre les interlocuteurs. Nous devons retrouver cette confiance mutuelle ! La crise sanitaire actuelle à s’accumuler pour tout le monde le sentiment de solitude et de réponse sur soi. La solitude des personnes âgées s’accompagne chez les jeunes d’un sentiment d’impuissance et de l’absence d’une idée commune de l’avenir. Cette crise est définitive. Mais c’est aussi une crise qui peut faire ressortir le meilleur des personnes. En effet, pendant la pandémie, nous avons vu de généreux témoignages de compassion, de partage et de solidarité dans le monde entier.
Le dialogue consistait à s’écouter, discuter, se mettre d’accord et cheminer ensemble. Favoriser tout cela entre les générations signifie labourer le sol dur et stérile du conflit et du rejet pour cultiver les semences d’une paix durable et partagée.

Alors que le développement technologique et économique a souvent divisé les générations, les crises contemporaines révèlent l’urgence de leur alliance. D’une part les jeunes ont besoin de l’expérience existentielle, sapientielle et spirituelle des personnes âgées ; d’autre part les personnes âgées ont besoin du soutien, de l’affection, de la créativité et du dynamisme des jeunes.

Les grands défis sociaux et les processus de pacification ne peuvent se passer du dialogue entre les gardiens de la mémoire – les personnes âgées – et ceux qui font avancer l’histoire – les jeunes – ; pas plus que de la disponibilité de chacun pour faire place à l’autre, pour ne prétendre occuper toute la scène en poursuivant des intérêts immédiats comme s’il n’y avait ni passé ni avenir. La crise mondiale que nous vivons nous montre que la rencontre et le dialogue entre les générations sont le moteur d’une politique saine qui ne se contente pas de gérer le présent « avec des rapiècements ou des solutions rapides » [6], mais qui se propose comme une forme éminente d’amour de l’autre, [7] dans la recherche de projets communs et durables.

Si, face aux difficultés, nous savons pratiquer ce dialogue intergénérationnel, « nous pourrons être bien enracinés dans le présent, et, de là, fréquenter le passé et l’avenir : fréquenter le passé, pour apprendre de l’histoire et pour guérir les blessures qui parfois nous conditionnent ; fréquenter l’avenir pour nourrir l’enthousiasme, faire germer des rêves, provoquer des prophéties, faire fleurir des espérances. De cette manière, nous pourrons, unis, apprendre les uns des autres ». [8] Sans racines, comment les arbres pourraient-ils pousser et porter des fruits ?

Il suffit de penser à la question du soin de notre maison commune. L’environnement, en effet, est « un prêt que chaque génération reçoit et doit transmettre à la génération suivante ». [9] Nous devons donc apprécier et encourager les jeunes qui s’engagent pour un monde plus juste et attentif à la sauvegarde de la création confiée à nos soins. Ils le font avec préoccupation et enthousiasme, et surtout avec un sens des responsabilités face à l’urgent changement de direction [10] que nous imposons les difficultés nées de la crise éthique et socio-environnementale actuelle. [11]

Par ailleurs, la possibilité de construire un ensemble de chemins de paix ne peut être séparé de l’éducation et du travail qui sont des lieux et des contextes privilégiés pour le dialogue intergénérationnel. C’est l’éducation qui fournit la grammaire du dialogue entre les générations, et c’est dans l’expérience du travail des hommes et des différentes générations se trouvent à, à échanger des connaissances, des expériences et des compétences en vue du bien commun.

3. L’instruction et l’éducation comme moteurs de la paix

Ces dernières années, le budget consacré à l’éducation et à l’instruction, considéré comme des dépenses au lieu d’investissements, a été sensiblement réduit dans le monde entier. Et pourtant, elles sont les premiers vecteurs d’un développement humain intégral : elles ont acquis la personne plus libre et responsable et sont indispensables pour la défense et la promotion de la paix. En d’autres termes, l’instruction et l’éducation sont les fondements d’une société unie, civilisée, capable de créer l’espérance, la richesse et le progrès.
Les dépenses militaires, en revanche, ont augmenté, dépassant le niveau enregistré à la fin de la « guerre froide », et elles semblent devoir croître de manière exorbitante. [12]
Il est donc opportun et urgent que tous ceux qui ont une responsabilité de gouvernement responsable des politiques économiques qui ont déclenché une inversion du rapport entre les investissements publics dans l’éducation et les fonds destinés aux armements. D’ailleurs, la poursuite d’un processus réel de désarmement international ne peut entraîner de grands bénéfices pour le développement des peuples et des nations en libérant des ressources financières à l’employeur de manière plus approprié pour la santé, l’école, les infrastructures, le soin du territoire, et ainsi de suite.

J’ai l’espoir que l’investissement dans l’éducation s’accompagne d’un engagement plus grand pour promouvoir la culture du soin. [13] Celle-ci, face aux fractures de la société et à l’inertie des institutions peut devenir le langage commun qui abat les barrières et construise des ponts. « Un pays grand quand dialoguent de façon constructive ses diverses richesses culturelles : la culture populaire, la culture universitaire, la culture des jeunes, la culture artistique et technologique, la culture économique et la culture de la famille, et la culture des médias ». [14] Il est donc nécessaire de forger un nouveau paradigme culturel à traverser « un pacte éducatif global pour et avec les jeunes générations, qui engage les familles, les communautés, les écoles et les universités, les institutions, les religions, les gouvernants, l’humanité entière, dans la formation de personnes mûres ». [15] Un pacte qui promeuve l’éducation à l’écologie intégrale selon un modèle culturel de paix, de développement et de durabilité, axé sur la fraternité et sur l’alliance entre l’être humain et l’environnement. [16]

Investir dans l’instruction et l’éducation des jeunes générations est la route principale qui conduit, à travers une préparation spécifique, à occuper avec profit une juste place dans le monde du travail. [17]

4. Promouvoir et garantir le travail construit la paix

Le travail est un facteur indispensable pour construire et préserver la paix. Il est expression de soi et de ses propres dons, mais aussi effort, fatigue, collaboration avec les autres, puisqu’on travaille toujours avec ou pour quelqu’un. Dans cette perspective fortement sociale, le travail est le lieu où nous apprenons à donner notre contribution pour un monde plus vivable et plus beau.

La pandémie de Covid-19 a aggravé la situation du monde du travail, qui affrontait déjà de multiples défis. Des millions d’activités économiques ont fait faillite ; les travailleurs précaires sont de plus en plus exposés; Beaucoup de ceux qui assurent des services essentiels sont davantage ignorés de la conscience publique et politique ; l’instruction à distance a attirés, dans de nombreux cas, une régression de l’apprentissage et des parcours scolaires. Les jeunes qui entrent sur le marché du travail et les adultes victimes du chômage font face aujourd’hui à des perspectives dramatiques.
En particulier, l’impact de la crise sur l’économie informelle, qui souvent concernait des travailleurs migrants, a été dévastateur. Beaucoup d’entre eux ne sont pas reconnus par les lois nationales, comme s’ils n’existaient pas. Ils vivent dans des conditions très précaires, eux et leurs familles, exposés à diverses formes de servitudes et sans système de bien-être qui les couvre. S’y ajoute le fait qu’actuellement seul un tiers de la population mondiale en âge de travailler avec un système de protection sociale, ou peut en profiter de manière limitée. Dans la violence et la criminalité organisée massivement progressent, étouffant la liberté et la dignité des personnes, empoisonnant l’économie et au bien commun de se développer. La réponse à ces situations ne peut passer qu’à travers un élargissement des possibilités de travail digne.
Le travail, en effet, est la base sur laquelle se construit la justice et la solidarité dans toute communauté. C’est pourquoi « on ne doit pas chercher à ce que le progrès technologique remplace de plus en plus le travail humain, car l’humanité se dégraderait elle-même. Le travail est une nécessité, il fait partie du sens de la vie sur cette terre, chemin de maturation, de développement humain et de réalisation personnelle ». [18] Nous devons rassembler les idées et les efforts pour créer les conditions et trouver des solutions afin que tout être humain en âge de travailler ait la possibilité, par son travail, de contribuer à la vie de sa famille et de la société.
Il est plus que jamais urgent de promouvoir dans le monde entier des conditions de travail décentes et dignes, orientées vers le bien commun et la sauvegarde de la création. Il faut assurer et soutenir la liberté d’initiative des entreprises et, en même temps, développer une responsabilité sociale renouvelée pour que le profit ne soit pas l’unique critère-guide.
Dans cette perspective, doivent être stimulées, accueillies et soutenues par les initiatives qui, à tous les niveaux, motivent les entreprises au respect des droits humains fondamentaux des travailleuses et des travailleurs, en sensibilisant non seulement les institutions mais aussi les consommateurs, la société civile et les entreprises. Plus ces dernières sont conscientes de leur rôle social, plus elles deviennent des lieux où s’exercent la dignité humaine, participant ainsi à la construction de la paix. Sur ce sujet, la politique est appelée à jouer un rôle actif en promouvant un juste équilibre entre la liberté économique et la justice sociale. Tous ceux qui œuvrent en ce domaine, en commençant par les travailleurs et les entrepreneurs catholiques, peuvent trouver des orientations sûres dans la Doctrine sociale de l’Église.
Chers frères et sœurs, alors que nous cherchons à unir nos efforts pour sortir de la pandémie, je voudrais ajouter ma gratitude à tous ceux qui sont engagés, et qui continuent à se dévouer avec générosité et responsabilité, pour garantir l’instruction, la sécurité et la protection des droits, pour donner les soins médicaux, pour faciliter la rencontre entre familles et malades, pour garantir un soutien économique aux personnes pauvres ou qui ont perdu leur travail. Et j’assure de ma prière à toutes les victimes et de leurs familles.
Aux gouvernants et à tous ceux qui ont des responsabilités politiques et sociales, aux pasteurs et aux animateurs des communautés ecclésiales, ainsi qu’à tous les hommes et femmes de bonne volonté, je lance un appel pour que nous marchions ensemble dans ces trois voies : le dialogue entre les générations, l’éducation et le travail; avec courage et créativité. Et que soient de plus en plus nombreux ceux qui, sans faire de bruit, avec humilité et ténacité, se font jour après jour des artisans de paix. Et que la Bénédiction du Dieu de la paix les précède et les accompagne toujours.
Du Vatican, le 8 décembre 2021
FRANÇOIS
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[1] Cf. Lett. enc. Populorum progressio (26 mars 1967), n. 76ss.
[2] Cf. Lett. enc. Laudato si’ (24 mai 2015), n. 49.
[3] Cf. Lett. enc. Fratelli tutti (3 octobre 2020), n. 231.
[4] Ibid ., n. 218.
[5] Ibid ., n. 199.
[6] Idem ., n. 179.
[7] Cf. Ibid ., n. 180.
[8] Exhortation. env. Christus vivit (25 mars 2019), n. 199.
[9] Let. enc. Laudato si’ (24 mai 2015), n. 159.
[10] Cf. Ibid ., nn. 163 ; 202.
[11] Cf. Ibid ., n. 139.
[12] Cf. Message aux participants au 4 ème Forum de Paris sur la paix , 11-13 novembre 2021.
[13] Cf. Lett. enc. Laudato si’ (24 mai 2015), n. 231 ; Message pour la 54ème Journée Mondiale de la Paix. La culture du soin comme parcours de paix (8 décembre 2020).
[14] Let. enc. Fratelli tutti (3 octobre 2020), n. 199.
[15] Vidéomessage pour le Pacte mondial sur l’éducation. Ensemble pour regarder au-delà (15 octobre 2020).
[16] Cf. Vidéomessage pour le High Level Virtual Climate Ambition Summit (13 décembre 2020), n. 18.
[17] Cf. S. Jean-Paul II, Let. enc. Laborem exercens (14 septembre 1981), n. 18.
[18] Let. enc. Laudato si’ (24 mai 2015), n. 128.
[01823-FR.01] [Texte original : Italien]

Une vie bien dynamique en Côte d’Ivoire

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Selon les informations reçues du F. Joël Éric Kassi, c.s.v., responsable national des CPV (Communauté de préparation à la vie) de la Côte d’Ivoire, le SPV est bien vivant en Côte d’Ivoire.

« Depuis le début novembre, les activités de la CPV ont bel et bien repris dans une ambiance conviviale. Tout d’abord avec l’équipe de Ferké animée par le F. Baba Ange Joël.  Il y a aussi l’équipe du collège Saint-Viateur de Bouaké animée par le F. Dossou-Yovo Jean-Christ.  Enfin du côté d’Abidjan, l’équipe de la paroisse Notre-Dame de l’Incarnation de Cocody Rivière Palmeraie avec à sa tête M. Richard et son équipe.

Notons que la CPV dans son élan de fraternité avance tant bien que mal ici en Côte d’Ivoire par le biais de tout un chacun des membres dévoués à la cause du Christ dans le but d’apporter la joie aux uns et autres tel que le dit l’Évangile. D’autres paroisses telles que la paroisse Saint-Joseph d’Abidjan Cocody Riviera Bonoumin sont en cours de floraison avec les différents prêtres qui y sont intéressés par le charisme que dégage la CPV. »

 

Le SPV au Québec : une espérance !

Le SPV tente mieux que mal de poursuivre ses activités au Québec.  Des groupes se rencontrent à Montréal, dans la région de St-Hyacinthe, à Trois-Rivières, sur le web…  

Voici un écho d’une équipe dans le diocèse de Saint-Hyacinthe. Robert Perreault nous écrit : « Nous maintenons à chaque semaine notre rencontre de notre groupe de partage biblique. Nous sommes 8 personnes dans le groupe, dont Matine Gazaille et Daniel Moreau. Nos échanges se font par zoom et durent un bon 2 heures. J’ai toujours des activités SPV avec la famille où les grands-parents participent (récolte de cannettes, guignolée, rencontres). Comme la pandémie fait rage aussi dans ma région, nous sommes toujours en attente, pour la catéchèse. »

La communauté St-Jean se rencontre tous les dimanches soirs dans l’arrondissement Ville Saint-Laurent de Montréal. Le dimanche 19 janvier, une trentaine de personnes ont répondu à l’appel de la famille Pétraki pour une célébration du pardon et de l’eucharistie… sans oublier la collation après.  Reconnaissance à Mgr Georges Zabarian qui nous accueille dans son église Notre-Dame-de-Nareg.  Le P. Robert Jean, c.s.v., participe à ces rencontres. On le voit ici en compagnie de M. Léon Pétraki.

Joyeux temps des Fêtes

Bonjour à vous toutes et tous !
Les temps actuels ne sont pas associés à la joie débordante que devraient nous procurer les fêtes de la Nativité et de l’An Nouveau.
Quand nous regardons où se trouvent les équipes SPV de par le monde, il y a de quoi manquer parfois d’espérance…
Le développement de la COVID avec des soins bien différents d’un pays à l’autre ;
Les tueries trop fréquentes dans certaines régions de la RD Congo ;
La famine qui guette une partie de la population du Madagascar ;
Les attaques djihadistes qui sèment l’inquiétude au Burkina Faso ;
La situation sociale et politique désespérante en Haïti ;
Les tensions linguistiques qui se développent au Cameroun…
Ce ne sont que quelques exemples désolants, voire démobilisant. C’est dans un contexte semblable que vient naître (et renaître annuellement) le Fils de Dieu, celui qui a ouvert la voie, une voie de vie heureuse pour toutes les personnes qui osent vivre autrement. C’est dans ce sens que nous vous offrons nos meilleurs vœux (voir annexe), car nous croyons que, pour Dieu, et pour nous j’espère, il n’y a pas de situation totalement bloquée à tout jamais. La naissance de Jésus de Nazareth, sa vie et sa remise debout (résurrection) nous rappellent que la vie resurgit toujours. Ayons cette foi profonde ! Qu’elle se traduise en une confiance renouvelée en la vie, en les autres, en ce projet complètement fou du Christ, un royaume où la dignité de chacun.e sera reconnu.e.

Bon temps des fêtes de la Nativité et de l’An Nouveau !

Jean-Marc St-Jacques, c.s.v.
Service de Préparation à la Vie (SPV)
Les Camps de l’Avenir (lac Ouimet)

lien pour les vœux : Noël 2021 -SPV-CA

4e dimanche de l’Avent – Espérer contre toute espérance


Ah ! Qu’il est difficile d’espérer en ces temps où la pandémie remet en cause nos manières de vivre !
Qu’il est encore plus difficile de croire en des matins heureux pour tant de peuples sous l’emprise de la violence, de l’exploitation, de la famine !
Qu’il est aussi difficile de voir un avenir serein pour tant de femmes violentées, de jeunes qui n’ont pas d’accès à l’école, de déplacés par les violences politiques et les changements climatiques… !
Oui, qu’il est difficile d’annoncer qu’un sauveur vient libérer la vie et permettre à tous de vivre debout dans la joie !

Mais voilà que le prophète Michée (Mi 5,1-4a) annonce celui qui sera le berger d’Israël. Et, c’est de toi, « le plus petit des clans de Juda », que sortira celui gui gouvernera dans la justice et la paix. Sans vouloir détourner les intentions de l’auteur, il y a ici un appel à voir surgir la vie dans ce qu’il y a de plus petit. N’attendons pas une vie autre des grands de ce monde ! Cela n’arrivera pas ! Soyons aux côtés des exclus, des appauvris, de ces femmes et hommes qui vivent aux périphéries de nos sociétés ! C’est avec eux et à partir d’eux que se trouveront les voies d’une vie fraternelle, porteuses de paix, de reconnaissance et d’unité.

Et il n’y a de notre part qu’une seule réponde : « Me voici ! » (He 10,5-10). Oui, me voici pour faire ta volonté. Mais quelle est cette volonté ! Regardons autour de nous ! Partout où la vie est menacée ou détruite, nous sommes attendus pour témoigner de la force amoureuse de notre Dieu qui se manifeste en toute tendresse et miséricorde. Pas une annonce avec des beaux mots enveloppés dans de la ouate ! Mais une annonce qui devient action concrète pour aider nos sœurs et frères à se relever et à marcher.

Quand Marie rend visite à Élisabeth (Luc 1,39-45), la vie surgit. Nos entrailles frémissent-elles devant la vie qui surgit, l’enfant qui découvre le respect, la femme qui est reconnue dans sa différence, l’homme qui réapprend à vivre selon ce qu’il est fondamentalement, ce peuple qui peut de nouveau habiter sa terre, ces nations qui peuvent collaborer au mieux-être de tous… ? Osons donc nous laisser atteindre par les angoisses et les joies de nos sœurs et frères, par les inquiétudes et les réussites de tant d’autres… par tout ce qui touche la vie, tout ce qui la fait naître. Continuons notre marche vers le rappel de la Nativité ! Soyons des sages-femmes qui donnent naissance à la vie dans des gestes vrais, qui redonnent confiance, qui font sourire, qui libèrent la créativité !

Jean-Marc St-Jacques, c.s.v.
Responsable général

Des vœux de la CRC

Célébrer la nativité de Jésus, c’est non seulement permettre à notre foi de réentendre la volonté de Dieu de rencontrer notre humanité et de refaire alliance avec elle, mais c’est aussi revoir ce même Dieu toucher notre terre de son doigt libérateur.

Jésus naît tout près de la terre. À la façon des sans-abris, il voit le jour dans une étable, une mangeoire déposée au sol.  La naissance du Sauveur vient donc marquer cette terre, ouvrir un grand espace de liberté pour que le visage de Dieu apparaisse au cœur de ce que nous vivons. L’amour renaît au cœur de nos événements !

Chaque année, célébrer la naissance de Jésus dans la foi, c’est entrer de nouveau dans le désir de Dieu, sa destinée est la nôtre.

Joyeuse fête de la Nativité et bonne année 2022 !

Alain Ambeault, CSV, directeur général de la Conférence religieuse canadienne (CRC)