Dimanche des Rameaux – Et si…

Nous sommes à quelques heures à peine du matin de Pâques.
En ce dimanche des Rameaux, regardons le Christ sur le dos d’un âne, et si…

Et si nous osions acclamer la vie avec ce qu’elle offre de simple et de vrai à vivre à tous les jours !
Et si nous cherchions cette lumière qui fera naître un brin de vérité et de justice pour tous les accablés de notre terre !
Et si nous tendions les mains pour dynamiser la communion et la fraternité !
Et si nous embrassions la terre, cette maison commune, pour lui dire tout notre respect et notre amour !
Et si nous étions signes des ressuscités, ces femmes et ces hommes qui créent des espaces où chacun peut réaliser le meilleur de lui-même au service d’une terre plus harmonieuse.

Oui, cette semaine, arrêtons de parler ! Chantons des alléluia avec le messie des Rameaux.
Osons le partage autour de la table du pain partagé ! Agenouillons-nous pour servir les aimés de Dieu, les appauvris de notre terre, en leur lavant les pieds !  Marchons avec toutes les personnes qui portent la croix de la différence non respectée, de l’indifférence aussi, du rejet.  Gardons le silence devant tous les tombeaux de ce monde, tombeaux de l’injustice, de l’inégalité, de l’iniquité !  Allumons de petites chandelles dans la nuit du passage comme des signes vrais qu’un monde autre est possible et que nous y travaillons ensemble.

Bonne Marche !

Jean-Marc St-Jacques, c.s.v.
responsable général

5e dimanche du Carême – Si le grain de blé ne meurt…

Des Grecs de passage à Jérusalem cherchent à rencontrer Jésus. À Philippe et André qui lui en parlent, Jésus répond : « L’heure est venue… Si le grain de blé ne meurt…  Qui aime sa vie la perd… »  Il n’y a vraiment pas quoi se faire des amis.  La réponse de Jésus nous redit que marcher à sa suite demande un retournement complet.

En ce dimanche, assez fatigués de vivre avec les contraintes de la pandémie, nous sommes interpellés.  Qu’est-ce qui est le plus important dans nos vies ?  Qu’est-ce qui compte dans notre quotidien ?  Quelles sont nos priorités ?  Oui, vraiment des choix s’imposent, des choix radicaux.

Pouvons-nous encore laisser aller les choses ?  Que nous faudra-t-il pour nous convaincre de changer de regard sur le monde et nous engager à la défense de la dignité de tous, y compris notre maison commune, la terre ?  Regardons l’actualité : la pauvreté grandissante des plus pauvres, le racisme systémique qui ne diminue pas, les guerres sans fin, tout spécialement celles du Yémen et de la Syrie, les gouvernements qui ne respectent pas leur peuple comme en Haïti… Oui, il y a de quoi désespérer certains soirs.

Mais si le grain de blé ne meurt, il ne produit pas de fruits. Où avons-nous planté notre blé ?  Que semons-nous qui permettra de donner des grains de tendresse, de joie, de paix, de confiance en la  vie ? Quelle terre travaillons-nous pour qu’elle permette aux humains de s’épanouir ?

En ce dimanche, malgré tout ce qui assombrit la vie, n’oublions jamais que la vie est toujours au rendez-vous de la vie. Alors, aimons la vie, protégeons la vie, servons la vie !

Jean-Marc St-Jacques, c.s.v., responsable général

Un ami, un frère nous a quittés

Un membre de l’équipe SPV de la région de Gros-Morne,  M. Jean André, âgé de 70 ans,  nous a quittés ce lundi 16 mars 2021. Il était président de l’équipe SPV à Pomme de terre (Rivière Mancelle), Gros-Morne, Haïti. Il a toujours été un chrétien très dévoué au service de l’Église ainsi que pour le SPV d’Haïti. Par son sens de responsabilité, son indulgence et sa capacité de concilier les autres facilement, il restera un modèle.

Frantz ALTIDOR, Président national du SPV d’Haïti

La remise d’un certificat à Monsieur Jean ANDRE par le comité régional du SPV de Gros-Morne pour son dévouement au sein de l’équipe.
(Camp régional, équipe Gros-Morne – Année 2016)



La vie SPV reprend à Banfora

Le 4 mars dernier, l’équipe SPV de l’Établissement Louis-Querbes de Banfora (Burkina Faso) reprenait ses activités. Une vingtaine de jeunes étaient présents pour ce lancement.  Nos salutations aux jeunes responsables : F. Michel-Pio Da, c.s.v., et F. Grégoire Koudjovi Ayena, c.s.v.

Une récollection active au Cameroun

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Le dimanche 7 mars, plus de 175 personnes, en majorité des jeunes du SPV, participaient à une journée de réflexion (récollection) organisée par le responsable national du SPV, Éric Martial Owona. Une trentaine de jeunes provenaient d’autres écoles de Yaoundé, une manière de faire connaître le SPV. Le responsable général a fait parvenir une vidéo de quelques minutes sur le sens du Carême. Éric Martial travaille ferme pour assurer le bon fonctionnement et le développement du SPV.

 

3e dimanche du Carême : Une parole radicale !

Dans le texte de l’Exode (20,1-17), Dieu n’y va pas par quatre chemins. Je suis le Seigneur ton Dieu. Je suis celui qui t’a fait sortir de l’esclavage. Souviens-toi… Et il présente de grandes exigences de la vie, une vie voulue en harmonie avec le Créateur, avec nous tous et avec notre planète. Saint Paul (I Cor 1, 22-25) ne nous offre pas une voie pavée d’or pour vivre heureux : nous proclamons un Messie crucifié, affirme-t-il avec sa fougue habituelle. Quant à Jésus (Jean 2,13-25), avant de parler de sa mort et de sa résurrection, il fait le grand ménage dans le temple, renversant les tables de tous ces commerçants qui s’enrichissent sur le dos des pèlerins en recherche de liberté, de miséricorde et de salut.

Vraiment, ce dimanche, la Parole de Dieu nous interpelle avec force : nous ne sommes pas appelés à la facilité. Nous devons radicalement revoir notre manière de vivre, nos habitudes et nos attitudes. Radicalement veut dire à la racine même de ce que nous sommes. Dans un monde angoissé, le nôtre, comment allons-nous oser une parole pleine de fraîcheur pour tous les assoiffés de justice et de paix ? Comment allons-nous partager notre pain à tous ces affamés de tendresse et de dignité ? Comment allons-nous démolir tous ces temples construits au fil du temps, temple de l’incompréhension, temple de la division, temple des purs, temples des vérités absolues, etc. ? Jésus a eu l’audace de dire que ce temple sera démoli et qu’une vie nouvelle en surgira.

Les temps actuels nous appellent à démolir des attitudes qui détruisent la vie, à questionner des systèmes sociaux et économiques (et peut-être aussi religieux) qui briment les droits fondamentaux et empêchent trop d’humains d’avoir accès aux biens de la terre, cette maison commune offerte à tous et toutes. Au risque d’être « crucifiés » par le discours de plus en plus unique de nos sociétés, osons donc une parole et des gestes qui remettent en cause l’ordre établi pour le mieux-être d’une minorité. Osons entendre la voix des appauvris et laissons-nous imprégner de leur appel à un monde différent. Osons être présents, réellement présents aux autres, laissant de côté nos idées préconçues, n’étant pas toujours branchés sur nos bidules électroniques, faisant place à des visions autres du monde… Et encore une fois, osons la vie, aimons la vie et servons la vie !

Jean-Marc St-Jacques, c.s.v.
Responsable général SPV

8 mars et 11 mars : à ne pas manquer !

Cet article est tiré du Bulletin 233 des Viateurs du Canada.

Le 8 mars : journée internationale des femmes

Attention, ce n’est pas la journée de LA femme. Ce n’est pas une statue que l’on vénère. Ce sont les luttes et les revendications de nos sœurs que nous célébrons. C’est le temps pour chacun et chacune d’entre nous de nous arrêter pour apprécier l’apport de nos sœurs à un monde basé sur l’équité et la reconnaissance de la dignité de tous.

• Quels sont les apports des femmes dans la construction d’un monde autre ?
• Connaissons-nous les revendications de nos sœurs ?
• Quelle place leur accordons-nous dans nos lieux de vie et de travail ?

11 mars : commémoration nationale des victimes de la COVID-19

Le 11 mars prochain, l’état québécois nous invite à porter dans nos pensées les victimes de la COVID-19. Il nous est proposé de garder une minute de silence à 13 h à travers tout le Québec… et pourquoi pas ailleurs dans le monde. Les victimes de la COVID ne sont pas seulement les personnes décédées. Ce sont aussi les membres des familles qui n’ont pu accompagner les leurs dans leur fin de vie. Ce sont aussi tous ces travailleurs des hôpitaux, CHSLD, RPA qui ont côtoyé la mort, ont donné des heures jusqu’à l’épuisement et ont mis en danger leur propre vie. Ce sont toutes ces personnes qui se sont retrouvées seules, laissées à elles-mêmes, n’ayant plus de services dans divers domaines. Et la liste pourrait continuer. Nous vous invitons à trois choses :
• prendre un temps personnel pour réfléchir sur ce qui nous a manqué le plus depuis un an et sur ce que nous avons découvert d’essentiel à sauvegarder ;
• allumer une bougie lors de nos célébrations communautaires en mémoire de toutes les victimes de cette pandémie ;
• en communion avec la société québécoise, garder une minute de silence à 13 h.

2e dimanche du Carême – Soyons lumière !

Ce dimanche, nous grimpons sur la montagne avec Jésus. Il y sera transfiguré.  Le dictionnaire définit se verbe de deux manières similaires : transformer en revêtant d’un aspect éclairant et transformer en donnant une beauté et un éclat inhabituels.

Voilà le bel appel de ce jour ! Suivant le Christ porteur de Lumière, comment allons-nous oser nous revêtir d’une beauté lumineuse, inhabituelle ?  Comment allons-nous faire rayonner notre terre de cette lumière surabondante de la joie, de la tendresse et de la paix ?  Suivre le Christ aujourd’hui dans sa démarche lumineuse est un défi qui nous semble parfois inaccessible. Et pourtant, à tous les jours, il est possible pour chacun.e de nous d’être une lumière pour tant de femmes et d’hommes en recherche d’un peu de répit dans cette marche mouvementée, trop mouvementée.

Regardons donc autour de nous où nous pourrions cette semaine allumer des lumières porteuses de vie et ne manquons pas de diriger nos faisceaux sur ceux qui détruisent la vie. L’actuelle pandémie en cache d’autres : celle de la violence conjugale, celle du racisme systémique, celle du système économique qui appauvrit tant de personnes, celle du réchauffement climatique qui rend stérile de grandes surfaces de la terre amenant des déplacements majeurs de population, etc.

Montons, nous aussi, sur les collines de nos voisinages. Laissons-nous imprégner de la lumière de Dieu et redescendons dans la plaine au rendez-vous de nos sœurs et frères en quête d’un peu de vie.

Jean-Marc St-Jacques, c.s.v., responsable général – SPV

 

Discerner sa présence – une réflexion du P. Nestor Fils-Aimé

Il y a une semaine, le coup d’envoi de la marche qui nous conduira à la joie de la résurrection a été donné. Depuis un an nous vivons un long carême qui tarde encore à déboucher sur un matin de Pâques ensoleillé et exempt de toutes formes de virus. Le vocabulaire même associé à la pandémie se rapproche de celui du carême. On parle de « quarantaine », de « retrait », d’ « isolement »… et on anticipe une « victoire » sur la Covid-19 où la vie pourra reprendre son droit sans cette pression et cette crainte qui ont redéfini la carte des relations et des comportements du monde.

En avril 2020, le pape François, devant l’urgence sanitaire causée par la pandémie proposa « un plan pour ressusciter (un plan para resuscitar) ». Il dit :
« Au cours de ces semaines, la vie de millions de personnes a changé. Pour beaucoup, rester à la maison a été une occasion pour réfléchir, pour arrêter les rythmes frénétiques de la vie, pour être avec ses proches et jouir de leur compagnie…Ce temps n’est pas le temps de l’indifférence, parce que tout le monde souffre et tous doivent se retrouver unis pour affronter la pandémie. Jésus ressuscité donne espérance à tous les pauvres, à tous ceux qui vivent dans les périphéries, aux réfugiés et aux sans-abri… » (Pape François, La force dans l’épreuve, Novalis, Montréal, 2020).

À travers ces paroles du Pape se lit l’espérance qui doit nous mouvoir et nous fait entrer plus profondément dans une relation renouvelée avec nous-mêmes et avec les autres. C’est précisément ce à quoi nous appelle ce temps du carême 2021 qui nous invite à « Discerner sa présence ».

Quand on parle de « discerner », on met en marche notre capacité de juger et d’appréhender la réalité. On fait des choix. On adopte une position que nous jugeons mesurée et adaptée aux circonstances. Discerner fait appel à l’intelligence et à l’équilibre du regard.

Discerner la présence de Jésus c’est accepter d’emprunter un chemin qui n’est pas facile.
« Si la voie où tu t’engages ne présente aucun obstacle, elle n’amène nulle part. »
La présence de Jésus se manifeste dans tout ce qui s’accomplit de bien par nous, en nous et autour de nous. Quand l’amour, la fraternité, le pardon, la compassion sont au rendez-vous, nous sommes certains de la présence du Christ et nous ne faisons pas fausse route.
Puisse ce temps du carême 2021 être un chemin de liberté, d’espérance et de victoire sur toutes les morts qui nous guettent. Qu’il nous achemine vers Pâques dans la joie de la présence de celui qui donne sens et consistance à notre communauté viatorienne.
Bon temps du carême!
P. Nestor Fils-Aimé, c.s.v.
Supérieur provincial – Les Clercs de Saint-Viateur du Canada

Une célébration de confirmation au Togo

« C’était au cours d’une grande célébration eucharistique, présidée par l’archevêque du diocèse d’Aného, Monseigneur Isaac Jogues Agbémenya Kodjo Gaglo, avec six autres prêtres, que toute l’équipe SPV de Kpogan-Agbétsiko a reçu le sacrement de la confirmation. Grande est la joie qui nous anime. Que le Seigneur même dans sa bonté nous fortifie davantage pour accomplir la tâche qui est nôtre en vue de réaliser la mission que lui même nous a confiée. Souvenez vous d’eux dans vos prières pour les encourager à garder leur flamme toujours vive. Merci à vous tous bien aimés! »

Mot de Edmond Nyakossan, responsable du SPV