Dimanche des Rameaux-2026
Toute une semaine s’ouvre devant nous, une semaine qui donne un sens profond à notre vie de chrétiens, ces femmes et ces hommes qui ont choisi de suivre le Christ de la vie nouvelle jusqu’au tombeau ouvert. Dès ce dimanche, les cris de joie se font sentir. Mais tiendrons-nous jusqu’au bout de la route comme Marie et quelques femmes ? Je me permets ici de reprendre ce que j’écrivais à mes frères Viateurs cette semaine.
« Il est assez difficile pour trop de personnes de voir le neuf qui surgit quand elles sont confrontées au quotidien à se battre pour survivre. Bien de nos frères et sœurs du monde vivent des vendredis saints cloués à la croix de notre indifférence et de notre impuissance. Ailleurs, comme ici, des enfants, des femmes et des hommes sont à la recherche du nécessaire pour vivre. Un toit, un pain, une école, un dispensaire, un ami, une famille… » Voilà la bien triste réalité de tant de personnes dans tous les pays où nous sommes.
Il y a une éclaircie dans cette semaine, le soir du Jeudi Saint, fête de la communion, de ce pain et ce vin partagé. Fête aussi de toutes les personnes qui se lèvent pour laver les pieds des serviteurs de Dieu et des petits de tous les temps. Fête du service des amoureux de cet accueil du Christ dans son corps et son sang partagé.
Mais reconnaissons-le, notre temps « est désespérant pour tant de personnes qui vivent le silence du samedi saint. Ils sont confrontés à leur réalité dans la solitude et l’impression de l’absence de leur Dieu. C’est la nuit sombre. Jusques à quand Seigneur, se disent-elles ? »
« Pourtant, nous savons bien que la lumière du matin de Pâques illuminera encore notre monde. Le défi que nous devons relever en tant que porteurs de la Parole de Dieu est de rendre visible la promesse de Dieu. Cette promesse est pleine de tendresse, de paix et de justice. Notre vie, nos engagements, nos prières et nos célébrations deviennent des lieux d’affirmation que la vie est toujours au rendez-vous de la vie pour celles et ceux qui mettent leur confiance dans le Seigneur. »
Osons donc encore nous lever pour marcher ! Aidons trop de nos sœurs et frères à porter leur croix du manque de dignité comme du manque de l’essentiel pour vivre debout sereinement. Soutenons celles et ceux qui vivent dans l’attente d’une réponse de Dieu. Soyons partie prenante de cette réponse ! Oui, le matin de Pâques nous redit que la misère, l’injustice, l’exclusion ne sont pas la fin de notre monde. Il y a déjà la petite lueur du matin de Pâques. Ne la voyons-nous pas ?
Bonne semaine ! Marchons en toute confiance ! Il y aura un soir, il y aura un matin, et Dieu verra que ce sera encore bon.
Jean-Marc St-Jacques c.s.v.
Responsable général