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Allez à la rencontre des orphelins au Burkina Faso

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Le samedi 9 mars 2024, l’équipe SPV du Groupe Scolaire Saint Viateur de Ouagadougou à effectuer une visite caritative aux orphelins des Saints-Innocents de Ziniaré, un orphelinat tenu par les sœurs SIC (Sœurs de l’immaculée-Conception de Ouagadougou.). Nous sommes restés la matinée avec les orphelins et l’après-midi nous sommes allés visiter le site de granites sculptés de Loango.
L’orphelinat accueille 75 enfants dont l’âge varie entre 2 mois à 12 ans. Ces enfants ont généralement perdu les deux parents ou l’un des deux parents et les familles n’ont pas les moyens de les prendre en charge.
À ce rendez-vous « du donner et du recevoir », 50 personnes ont pu effectuer le déplacement de Ziniaré qui entre dans le cadre des activités du programme annuel du SPV dont le thème 2023-2024 est « ici et maintenant levons nous ». La visite aux orphelins nous à faire vivre le sous thème « protégeons la vie ».
En effet, c’est la troisième année consécutive que l’équipes SPV du Groupe Scolaire Saint Viateur rend visite aux orphelins les mains chargées de dons collectées par les différents membres de l’équipe. Les dons sont composés d’habits de bébé, du lait, de biberons, de chaussures pour enfants, de jouets, de biscuits et bien d’autres choses,
La visite aux orphelins est en train de devenir un rendez-vous annuel aussi bien attendu par l’équipe que par les sœurs et les orphelins.

Un petit bilan moral
En effet notre arrivée l’orphelinat est toujours un moment d’émerveillement, de joie mais aussi de questionnement de part et d’autre. La visite aux orphelins est aussi une occasion pour les membres de notre équipe de se rendre compte de la chance qu’ils ont d’avoir papa et maman à coté. C’est surtout une occasion de rendre grâce à Dieu.  La sœur et les orphelins sont heureux de nous voir dans le centre et ils l’expriment par des pas de danse et des acclamations. Les orphelins quant à eux commencent à nous connaître surtout ceux qui sont à leur troisième visite.
Nous repartons toujours de l’orphelinat les larmes aux yeux. En l’espace de quelques minutes, des liens forts se créent et à la fin de la visite, la séparation devient douloureuse aussi bien pour les orphelins que pour les membres du SPV.

F. Clément Ouédraogo, c.s.v., responsable national

Pâques 2024 : ici et maintenant, levons-nous !

Ici et maintenant, levons-nous !

C’est avec ce leitmotiv que, depuis le début de l’année, les équipes SPV avancent sur la route de l’ordinaire de tous les jours. Le matin de Pâques, la lumière s’est levée, Dieu n’a pas oublié son fils, il l’a ressuscité, littéralement relever debout. Les femmes ont immédiatement cru, reconnaissant qu’un amour infini ne peut s’éteindre. Pierre et Jean courent au tombeau, espérant et doutant à la fois.

À la suite du Christ « relevé debout », nous sommes appelés en ces jours de Pâques à marcher en toute sérénité et confiance, à n’en pas douter. Il y a un avenir pour notre monde. Il y a encore des jours de soleil à venir. Il y aura toujours des espaces de fraternité joyeuse. Il y a bien des femmes et des hommes qui marchent avec leurs sœurs et frères en recherche d’une eau rafraîchissante, d’un pain nourrissant.

Malheureusement, il y a bien des enfants, des femmes et des hommes qui ne pourront se relever debout pour fêter ce matin de lumière libératrice. Les informations nous matraquent sur ce qui se passe en Ukraine et en Palestine, deux pays sous l’affreuse tentative de destruction. Mais, aujourd’hui, j’aimerais attirer notre attention vers plusieurs de nos sœurs et frères du SPV qui vivent des situations difficiles, voire inhumaines… Sans grande explication, notons seulement…

… le SPV du camp de réfugiés en Ouganda. Quand reverront-ils leur terre ?
… le SPV d’Haïti. Un peuple en proie aux forces des gangs avec la complicité silencieuse des occidentaux, dont malheureusement le Canada.
… le SPV du Burkina Faso avec les attentats terroristes et le déplacement de millions de personnes.
… le SPV de la RD Congo avec tous les crimes contre l’humanité dans de grands territoires du pays avec les yeux fermés des puissantes minières en mal de profit.
… le SPV du Madagascar avec des gouvernements qui ne soucient guère du mieux-être de la population et de l’environnement.

Et la liste pourrait se continuer avec les membres du SPV de tous les autres pays aussi : Québec, Pérou, Togo, Cameroun, Côte d’Ivoire…

Malgré tout, le Christ debout nous attend sur les routes de la Galilée des petits et des exclus pour chanter des alléluias et faire surgir des espaces de vie heureuse où chaque humain compte. Je vous souhaite donc de joyeuses Pâques, celle de la résurrection en action par ce que nous ferons et oserons encore et encore. Confiance ! Sérénité ! Ténacité ! Grâce à nos actions d’éclat et nos petits gestes, Christ est toujours vivant !

Jean-Marc St-Jacques c.s.v.


Une nouvelle équipe à Port-au-Prince

Malgré la situation tragique que traverse Haïti, des jeunes et des adultes ont osé se rassembler pour jeter les bases d’une nouvelle équipe : LES SEMEURS D’ESPOIR.

Il faut beaucoup de courage pour oser encore croire en un avenir libéré en cette terre malmenée par des gangs armés qui ont pris toute la place laissée par le manque de l’état haïtien, un manque bien voulu par les puissances occidentales, dont le Canada.

Dans le compte-rendu, on peut lire : « Chacun et chacune se présentent individuellement. C’est un public aux multiples visages allant d’une fille de cinq ans jusqu’à des parents adultes âgés dans la quarantaine. On y retrouve des enfants de l’école élémentaire tout comme des jeunes universitaires. Ce fut ensuite le tour des encadreurs de se présenter: Madame Antoine, F. Claudy Louis, P. Douze et P. Fils-Aimé. »

 » Le groupe est ensuite invité à poser un geste qui traduit la volonté de s’embarquer dans un tel projet et de rejoindre la grande communauté du SPV international. On se tient debout, les bras en l’air pour être photographiés à partir du balcon de la chapelle de
la Villa Saint-Viateur. L’équipe est officiellement née. »

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Dimanche des Rameaux et Semaine Sainte – 24 mars 2024

Dimanche des Rameaux et Semaine Sainte
24 mars 2024

Les gens prirent des branches de palmiers et sortirent à sa rencontre. Ils criaient : « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni soit le roi d’Israël ! » Jésus, trouvant un petit âne, s’assit dessus. (Jean 12,13-14)

Nous sortons à sa rencontre pour dire « Bienvenue à Celui qui vient! » parce que nous savons que la Rédemption des peuples doit venir de Dieu et c’est également là l’invitation de la semaine sainte. Prions pour que Dieu ne nous refuse pas sa force libératrice que Jésus-Christ apporta. Le Christ c’est Dieu qui vient. Le Christ est le Rédempteur qui apporte la liberté et la dignité que nous avons perdues. Le Christ vient et ce geste de la liturgie de ce matin : sortir à sa rencontre, être ici dans son attente. Accomplir le devoir d’écouter sa Parole, c’est toute une espérance. (Saint Oscar Romero, assassiné le 24 mars 1980, homélie d’avril 1979).

Oui, en ce dimanche des Rameaux, début de la grande semaine vers la fête de Pâques, sortons à la rencontre de Celui qui vient. Sachons marcher avec lui sur les routes des femmes et des hommes de notre temps, tout spécialement celles et ceux qui trébuchent devant l’absurdité de la vie, la violence, la haine, la pauvreté, l’injustice, la solitude… Soulevons les rameaux de ces personnes qui n’ont plus la force de croire que la vie peut changer ! Crions pour celles et ceux qui n’ont plus de voix !

Malheureusement, l’histoire nous raconte que peu de ces personnes ont osé se rendre jusqu’à la croix, niant ainsi l’espoir du peuple des abandonnés de nos systèmes économiques et sociaux. Osons donc marcher avec ces peuples ! Tout spécialement, cette semaine, portons dans nos prières le peuple haïtien, abandonné par les grandes puissances, quoiqu’elles en disent sur les tribunes des médias.

Et autour de nous, tout au long de la semaine, levons nos rameaux pour offrir un vent frais plein de douceur à celles et ceux en recherche d’un monde autre, respectueux de ce qu’ils sont dans leur pleine originalité. Jeudi saint, partageons le pain de la solidarité et le vin de la joie ! Vendredi, allons au pied des crucifiés de la vie que nous connaissons ! Samedi, gardons silence et laissons monter vers Dieu les appels des condamnés de la vie ! Dans la nuit de Pâques, allumons nos chandelles, ces étincelles de vie heureuse. Oui, croyons malgré tout que nous pouvons ressusciter à un monde autre, nous relever, dès maintenant, pour marcher et semer une Parole de tendresse, de vérité, de justice, de paix… signe d’une confiance absolue en ce Dieu qui nous appelle à aimer la vie en nous, en nos frères et en cette terre en attente d’une libération.

Bonne marche ! Nous voyons déjà les lueurs de Pâques.

Jean-Marc St-Jacques, c.s.v.
Responsable général

Solidarité SPV donne de beaux fruits en RD CONGO

Plusieurs projets ont été initiés par le SPV de la République démocratique du Congo grâce au soutien de Solidarité SPV.

En voici quelques images…

Projet 1000 mots de vocabulaire – école primaire Jean-Marc St-Jacques

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Le poulailler Léandre-Dugal et la porcherie

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Le puits installé pour la population de Kindele

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Le projet de culture maraîchère 

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5e dimanche du Carême – 17 mars 2024 – Mon âme est bouleversée

5e dimanche du Carême – 17 mars 2024 – Mon âme est bouleversée

Elles sont longues les traversées du désert, encore plus pour ces femmes et ces hommes laissés à eux-mêmes, abandonnées, oubliées par nos systèmes sociaux. Et pourtant, il faut encore et encore marcher, car depuis Abraham, Moïse, Jésus et Paul (et bien d’autres), nous sommes des nomades. Dans le texte proposé ce dimanche (Jean 12, 20-33), des Grecs demandent à Philippe : « Nous voudrions voir Jésus. » Cette demande amène Philippe à se lever pour aller voir André et retrouver Jésus ensemble.

C’est ce qui nous est redit dans bien d’autres extraits la Parole de Dieu. Aujourd’hui, avec plus d’urgence, nous sommes appelés à prendre notre grabat, à nous lever et à aller au rendez-vous de la vie, surtout celle qui est menacée, détruite, malmenée. Rester assis et attendre n’est pas la position du chrétien. Nous sommes de cette longue lignée de femmes et d’hommes qui ouvrent leurs portes pour accueillir, mais aussi pour partir au rendez-vous des appauvris qui n’attendent qu’un coup de pouce pour se relever et marcher, qui espèrent un soutien pour décider par eux-mêmes ce qui est bon et beau pour eux.

Et Jésus de dire : « Maintenant, mon âme est bouleversée. Que vais-je dire ? » Notre âme est-elle bouleversée par la misère de trop de femmes et d’hommes ? Par la situation du peuple haïtien ? Par la pauvreté grandissante dans nos sociétés ? Par les gens jetés à la rue par des promoteurs sans scrupule ? Par la situation des migrants qui traversent des continents dans des conditions horribles ? Et la liste pourrait continuer…

Alors, que vais-je dire ? Jésus dit qu’il va aller jusqu’au bout, car sans sa mort et sa résurrection, notre horizon est bloqué. On y reviendra le matin de Pâques. Alors, moi, nous, qu’allons-nous dire ? J’en ai fait assez. Laissez-moi tranquille. Que veux-tu que nous fassions, nous n’avons pas les moyens ? Je ne m’occupe pas de politique. Et pourtant, Philippe et André nous attendent pour nous conduire vers Jésus présent dans toutes ces personnes opprimées (voir Matthieu 25). C’est ainsi que nous glorifions le nom de Dieu.

Reprenons confiance ! Partageons nos angoisses ! Faisons communion ! C’est ensemble, pas à pas, petits gestes par petits gestes, que nous sèmerons quelques graines de vie heureuse qui donneront beaucoup de fruits. Bonne marche !

Jean-Marc St-Jacques, c.s.v.
Responsable général

4e dimanche du Carême – Pas de répit au désert, mais…

4e dimanche du Carême – Pas de répit au désert, mais…

Quand nous lisons le texte du livre des Chroniques, il n’y a rien d’encourageant. Les nuages sombres s’accumulent. Il est dit que les chefs des prêtres profanent la Maison du Seigneur. La déportation est proche. Il ne faut pas regarder longtemps l’actualité des dernières semaines pour nous mettre à douter d’un temps de joyeuses béatitudes. Avec l’appui des puissants de notre monde, nous continuons à profaner la maison du Seigneur.

Eh oui, malheureusement, regardons ce que nous faisons de notre terre, ce jardin d’Éden qui nous a été confié. Nous multiplions le saccage des ressources et des milieux naturels pour satisfaire l’appétit des ogres des puissances économiques qui régissent notre monde. Et que dire du peu d’attention que nous portons aux violences vécues par tant de peuples ? Haïtiens, Ukrainiens, Palestiniens, Soudanais, Équatoriens, Birmans, Congolais… La liste de nos aveuglements se décline à l’infini. Et ajoutons le manque de logements sociaux, l’exploitation des travailleurs à statut précaire, la solitude de tant de nos aînés, les féminicides… Nous ne voulons pas changer de style de vie pour assurer un peu de partage des ressources de cette terre qui ont été données à tous. Nous sommes dépassés devant tout ce qu’il y aurait à faire.

Pas de répit au désert, notre marche doit se poursuivre. Mais… Saint Paul nous permet de croire encore en des matins lumineux. Dieu est riche en miséricorde. Il nous invite à nous relever comme il relèvera son Fils après trois jours de ténèbres. Oui, la lumière de la vie nouvelle est au rendez-vous des fils-filles du ressuscité que nous sommes. Alors, cette semaine, osons porter la lumière à des personnes seules ! Regardons ce que nous pourrions changer dans notre manière de vivre pour tenir compte d’un meilleur partage ! Voyons là où nous pourrions prendre la parole pour proposer des gestes de paix et de justice ! Osons la lumière et la miséricorde sera au rendez-vous. Créons des oasis de communion fraternelle dans le désert de notre monde en manque de respect des droits et de reconnaissance de la dignité de chacun.

Confiance ! Audace ! Lumière !

Jean-Marc St-Jacques, c.s.v.
Responsable général

3e dimanche du Carême – 3 mars 2024 – Un temps de liberté à retrouver

3e dimanche du Carême – 3 mars 2024 – Un temps de liberté à retrouver

Les textes de ce dimanche nous montrent du brasse-camarade. Jésus n’y va pas de mains mortes en chassant les vendeurs du Temple. Je ne m’arrêterai pas ici à l’annonce de sa mort et de sa résurrection comme le texte en parle si bien. Je voudrais plutôt que nous prenions l’angle de l’extraordinaire cadeau qu’a fait Dieu à son peuple dans sa traversée du désert. Il en a fait un peuple de femmes et d’hommes libres.

Dieu rappelle à Moïse son action libératrice comme on peut le lire dans le livre de l’Exode : « Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte. » Je SUIS celui qui a tout fait pour que chacun soit libre, libre de penser, libre de créer, libre d’aimer. Et pour nous aider, dans ce même désert, Dieu a remis les tables de la loi. Mais quelle loi ? Une loi d’amour qui nous rappelle d’aimer les autres, de respecter les étrangers, de prendre du temps pour Dieu… Pas un livre de préceptes figés et obligatoires ! Une loi d’amour, comme le redira Jésus dans son parcours terrestre. Je suis ton Dieu, il n’y en a pas d’autres. Alors, de quelles idoles devons-nous nous libérer encore aujourd’hui ? Qu’est-ce qui nous empêche de vivre debout en toute simplicité ? Osons donc de continuer à marcher dans le désert pour laisser de la place à une créativité nouvelle qui nous permettra de prendre soin de nous, des autres et de notre mère la terre. Et Dieu sourira à la vie et sera au rendez-vous de ces instants d’intimité amoureuse que nous prendrons le temps de vivre avec lui.

Saint Paul nous rappelle une vérité fondamentale : « Nous proclamons un Messie crucifié. » Non pas une superpuissance, mais un messie qui est allé au bout de sa vie pour donner la vie et la donner en abondance. Un messie qui a eu l’audace de nous redire de cesser « de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. » Qu’en est-il dans nos vies ? Si nous suivons l’actualité de nos pays, surtout de nos chefs d’état, une seule chose compte : la rentabilité économique et la croissance économique. Nous avons fait de notre terre, temple de Dieu pour aujourd’hui, un lieu de commerce où la valeur humaine est calculée en profit. Alors, on ouvre des usines sans vérifier les impacts sur l’environnement, on ne se préoccupe pas trop que des femmes et des hommes vivent dans la rue, on choisit les plus fragiles (ici au Québec les réfugiés) pour leur faire porter tous les maux de manque de logements et de perte d’influence de la langue française… et je pourrais continuer la liste ainsi. Jésus renverse ces tables du commerce et nous rappelle que « l’amour de ta maison fera mon tourment ».

Alors, en ce désert que nous faisons refleurir, posons cette semaine des gestes audacieux de liberté retrouvée et de créativité solidaire ! Soyons des amoureux du temple de Dieu, une terre à protéger et des humains à prendre soin ! Osons encore nous libérer de ce qui nous étouffe et tue la vie, renversons ces tables de la suffisance pour retrouver les routes de la simplicité, du nécessaire et de l’essentiel.

Jean-Marc St-Jacques c.s.v.
Responsable général